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dimanche 13 mai 2012

HOMMAGE AUX AIDE-SOIGNANTS !



Pendant tous les  mois où j’ai été hospitalisé, reprenant contact avec une sombre réalité après avoir subi une longue période de coma … et tout le reste…– Croyez-moi :...c’était long ! – depuis un état semi-végétatif jusqu’à mon «expulsion manu militari »- pour manquement aux règles strictes imposées par la directiondes soins - d’un établissement public par le médecin-chef qui, à défaut de porter des galons sur sa blouse immaculée faisait respecter son autorité… « naturelle » non seulement auprès du « petit » personnel mais aussi des malades… et ce d’une façon consentie, sans besoin de schlague !

Face à ce manque flagrant d’éducation, les aide-soignantes choisissaient pour la plupart de se plier ( il est vrai qu’il est de moins en moins évident de trouver un emploi …) J’écris « soignantes » car cette profession - comme la plupart des emplois de fonctionnaires - est exercée en majorité par des femmes... A ce propos le "médecin-chef" - que j'avais précédemment mis dehors de ma chambre - était également une femme !

Non content de les presser comme des citrons ces « lave-bassins» ( C’est ainsi, sans aucune considération pour ces agents qui font pourtant un travail admirable qu’on les nommait jadis !), et de les exploiter, de l'aube jusque très tard le soir pour un salaire de misère, elles étaient en somme le jouet de leur dévouement. 

Bref, on les pressurait, les traitait comme des serfs, en résumé,  les « gradés » ( je les reconnaissais car, comme José, dans "Scènes de ménages", ils - ou plutôt elles - portaient un stylo « rouge » au revers de leur vêtement de travail…), notamment le jeudi midi, lors de la « visite de la ménagerie ». Elles leur faisaient partager leurs « humeurs » du moment ! 

Je tenais pourtant que tout nouveau médecin qui pénétrait dans ma chambre lise la « charte du patient » qui était placardée sur l’un des murs, leur faisant remarquer que nous n’étions plus au XVIIIe siècle…

Pourtant, heureusement qu’il y avait ces « bonnes à tout faire » pour comprendre les malades et les épauler quand le vague à l’âme était trop envahissant !…

Je peux désormais le dire, j’ai tenu bon dans cet « enfer de Dante » parce que j’avais le réconfort, le sourire permanent des « aide-soignants » !

Après plus de deux ans, j’ai enfin décidé de consacrer un livre à cette expérience édifiante que j’ai vécue… ce sera un roman, genre plus facile pour exprimer certains sentiments !

Et qu’on ne me dise pas que je connais mal le monde médical, ma femme est Infirmière et ma fille Docteur en Pharmacie…


Gérard ROGER
Président de  l'A.V.A.V.C./Normandie

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