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vendredi 8 juillet 2011

CE N'EST PAS SI MAL !

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DEPUIS LA FIN MARS 2011 CE N'EST PAS SI MAL ! : 4930 LECTURES !!
Comme vous pouvez le constater, le compteur semble appartenir à la "réaction" !!


CA FAIT PRESQUE 66 VISITES PAR JOUR !!

SURTOUT : NE RIEN FAIRE !!

Durant toute mon existence j’ai travaillé BENEVOLEMENT pour forger des idées et créer dans ce « pays-croupion » qui va de Vimoutiers à Argentan - et qu’on n’ose appeler le Pays d’Auge Ornais - des ENTREPRISES et surtout des EMPLOIS .

A chaque fois – j’étais peut-être un peu naïf – j’ai trouvé face à moi des dirigeants dont le seul objectif était de durer, de protéger leurs privilèges et non pas de s’attendrir sur le sort des populations . Pour durer ils avaient érigé en devise ces quelques mots : «  NE RIEN FAIRE ! »
Je me souviens d’un maire qui se réjouissait de la fermeture de chaque service public en clamant autour de lui «  Ca fera autant de votes à gauche en moins ! »

Comme le disait un ancien député qui avait siégé longtemps à la chambre : « L’important est de ne pas se faire remarquer ! De surtout jamais monter au perchoir ! »

J’ai décidé de présenter un à un tous ces projets …

MENTION LEGITIME

LES OTAGES FRANCAIS SONT LIBERES !
Il s'en réjouit !

Mais, DEPUIS 692 JOURS !
GERARD ROGER N'A RIEN RECU DE LA C.I.P.A.V. ! (*)


(*) Ayant fondé une ENTREPRISE DE CONSEIL EN COMMUNICATION suite au dépôt de bilan de la société d'édition dans laquelle il travaillait, Gérard ROGER réclame depuis son A.V.C. ( soit le 25 SEPTEMBRE 2009) une indemnité lui permettant de vivre correctement depuis ce jour à sa caisse de retraite qui ne répond même pas à ses courriers recommandés ... et ne lui a rien versé depuis son accident de santé .

CA FAIT AUJOURD'HUI 692 jours que ça dure !
Pendant ce temps, il peut crever ! 
Pensez à lui !

jeudi 7 juillet 2011

VIMOUTIERS - PORTRAIT : Pierre ROBERT, architecte .

Pierre Robert naquit à Vimoutiers le 5 juin 1902 d’un père artisan. 
Ancien élève du Collège Notre-Dame, il réalisa son rêve en étudiant l’architecture et en devenant l’architecte de la ville de Vimoutiers.

Son premier grand projet fut celui de l’école communale de filles, présenté en 1938 à la municipalité mais la guerre retarda la réalisation de cet harmonieux ensemble qui finalement ne fut achevé qu’en 1948.

Après la guerre, il devint l’architecte en chef de la reconstruction de la ville.

Pendant plus de trente ans, il partagea son temps entre Paris, où il avait élu domicile, et Vimoutiers où il possédait un cabinet, quai de La Vie. Bénéficiant de l’entière confiance d’Augustin Gavin puis de Jean Dumeige, il concevra et construira de nombreux bâtiments et immeubles parmi lesquels l’Hôtel de ville, la zone d’habitation, le centre d’abattage, les premiers ateliers relais…

Durant toute sa carrière, Pierre Robert, homme réservé, affable et compétent, se dévoua sans compter pour Vimoutiers, sa ville natale à laquelle il vouait une réelle passion.
Il aimait retrouver ses nombreux amis à l’hôtel du Soleil d’Or où il résidait lors de ses fréquents séjours à Vimoutiers.

Pierre Robert s’est éteint à Paris le 7 février 1991.

Dans une lettre adressée à Me Dumeige au lendemain de sa mort, sa belle-fille écrivait : « Ses obsèques eurent lieu selon son désir dans une grande simplicité, le curé évoquant, pour tous ceux qui l’ont aimé, sa personnalité simple, bonne, peu soucieuse des honneurs, mais aimant profondément la vie, discret quand il s’agissait de lui-même, de ses convictions intimes.

Au cimetière Montparnasse, jusqu’à leur dernier souffle, les fleurs de la mairie de Vimoutiers témoignaient encore, à celui qui affectionnait sa chère ville natale, le vivant souvenir de toute une population… »

mercredi 6 juillet 2011

MENTION LEGITIME

LES OTAGES FRANCAIS SONT LIBERES !
Il s'en réjouit !

Mais, DEPUIS 691 JOURS !
GERARD ROGER N'A RIEN RECU DE LA C.I.P.A.V. ! (*)


(*) Ayant fondé une ENTREPRISE DE CONSEIL EN COMMUNICATION suite au dépôt de bilan de la société d'édition dans laquelle il travaillait, Gérard ROGER réclame depuis son A.V.C. ( soit le 25 SEPTEMBRE 2009) une indemnité lui permettant de vivre correctement depuis ce jour à sa caisse de retraite qui ne répond même pas à ses courriers recommandés ... et ne lui a rien versé depuis son accident de santé .

CA FAIT AUJOURD'HUI 691 jours que ça dure !
Pendant ce temps, il peut crever ! 
Pensez à lui !

VIMOUTIERS - ARGENTAN : UN SI BEL HOMMAGE AUX FEMMES NORMANDES ! PORTRAIT : Gustave LE VAVASSEUR .

Gustave LE VAVASSEUR

Né en 1819 à Argentan, Gustave Levavasseur est considéré comme l’un des plus grands écrivains ornais, « l’une des voix les plus caractéristiques du XIX e siècle… » Il se voulait « d’une expression polyvalente où se retrouvent à la fois l’Histoire, la Poésie, la Nature et la critique littéraire ».
L’écrivain disait de lui : « Je ne suis qu’un joueur de flûte mais parfois de ma poitrine sort une note profonde… 
Si j’ai chanté les rois qui font trembler le monde,
J’ai célébré les Dieux qui font trembler les rois… »

« Poésie Epique, Philosophie, Connaissance rustique sont les trois formes de sa formation intellectuelle » disait à son propos Pierre Maugendre qui poursuivait « Comment ne pas reconnaître là celui qui a ouvert la voie à une forme de poésie typiquement ornaise mais Levavasseur ne fut pas que rêveur et poète, il s’intègre dans la vie de son temps et comme il a fait son droit à Paris, il y rencontre Beaudelaire, mais aussi la juridiction sous ses diverses formes, le journal officiel et la vie publique… »

Propriétaire d’une charmante chaumière à Roiville (prés de la propriété de Mr. et Mme Pierre MERCIER) où il aimait se retirer pour écrire, Gustave Levavasseur fut également, sous la deuxième République, maire de la commune de La Lande-de-Lougé puis Conseiller Général du canton de Briouze.

Il mourut le 9 septembre 1896.

Il nous a laissé de nombreux poèmes et quelques intéressants ouvrages parmi lesquels « Les artistes du département de l’Orne » écrit en 1859.
Le 6 juillet 1884, à l’occasion du Congrès annuel de l’Association Normande à Vimoutiers, il porta, lors du déjeuner, un toast en l’honneur de notre ville et de ses habitants, qu’il affectionnait. C’est un morceau d’anthologie . En voici le texte admirable :

« Messieurs, à Vimoutiers, on est bien, Dieu merci !
Mais, je ne vois pas trop ce que vient faire ici
L’Association Normande.
Est-ce une enquête 
Historique ? Depuis le jour de la conquête,
Satisfaits de leur lot et demeurant chez eux,
Les petits-fils sans bruit succèdent aux aïeux.
Vimoutiers a nourri, jusqu’à l’heure où nous sommes,
Beaucoup d’honnêtes gens, mais fort peu de grands hommes !
S’il faut choisir, Messieurs, entre l’honneur du bien
Et la gloire du bruit, nous ne regrettons rien.
Sommes-nous venus faire une enquête agricole ?
Mais la nature ici peut se passer d’école ;
Quels fourrages nouveaux et quels assolements
Allons-nous révéler aux herbagers normands
Qui se croisent les bras en ce pays superbe,
Où, sans se fatiguer, l’herbe succède à l’herbe ?
N’est-ce pas s’épuiser en efforts superflus
Que vanter le semoir quand on ne sème plus ?
Quel intérêt donner aux petites revanches
Du classique combat des sillons et des planches.
Quand il ne reste plus ni planches ni sillons ?
Et, que pour en tracer quelques échantillons,
Il faut aller en Chine embaucher des recrues ?
Est-ce qu’on va primer les faiseurs de charrues,
Lorsque ces vieux outils, de nos pères vantés,
Sont relégués parmi les curiosités
Et les engins cruels de haine et de torture
Qu’aux temps de barbarie avait l’agriculture ?
Nos bœufs, libres du joug qu’on leur impose ailleurs
Broutent nonchalamment la rosée et les fleurs ;
Un tapis de gazon devant eux se déroule
Et repousse plus dru sous le pied qui le foule.
Les vaches, à loisir, dans l’herbe qui leur plait
Choisissent le bouquet qui parfume leur lait.
Ici le ciel sourit à la terre normande.
Quand viennent les premiers beaux jour, on se demande
Si le hâle de mars, persistant en avril,
Ne mettra pas hélas ! l’herbe tendre en péril.
On fait risette à l’eau qui mouille les prairies.
Après le Mardi-Gras fêtant Pâques Fleuries,
Les vieux, la langue humide et le nez en avant,
L’espérance au gosier, flairent d’où vient le vent.
A la Saint-Jean les fins et curieux bonshommes
Rôdent sous leurs pommiers pour voir s’ils ont des pommes.
En été, l’œil du maître, affranchi du travail,
Suit la chair qui se tasse aux flancs de son bétail ;
A l’abri du soleil et bravant ses caprices,
Il regarde grandir ses veaux et ses génisses ;
Il adopte certains progrès, un des premiers,
Il s’épargne le mal de gauler les pommiers ;
Il fauche ses refus quand viennent les automnes
Et, pendant tout l’hiver il met le cidre en tonnes.

Ah ! si la femme était oisive comme lui,
Notre homme crèverait de pléthore et d’ennui.
Mais souvent le revers démentit la médaille,
L’homme ici ne fait rien mais la femme travaille.
Victime du bien-être, esclave du devoir,
Elle travaille, hélas ! du matin jusqu’au soir.
Pour toujours asservie à la vieille coutume,
Les pieds dans la rosée et le front dans la brume,
Par les sentiers ardus et tous les temps qu’il fait,
Elle part avant l’aube à la chasse du lait.
Si le jarret fléchit, la tête reste droite
Sous le joug meurtrissant la nuque qu’il emboîte.
Au bout de chaque bras, lourde mais vide encor,
Une « chane » d’airain, luisant comme de l’or,
Se balance et s’égaye en notes argentines.
Elle appelle au travail et sonne les matines ;
La femme habituée ou sourde au tintement
Va toujours, descend vite et monte lentement.
La besogne n’est pas encore commencée
Quand au pâtis lointain elle arrive lassée.
Ici les animaux sont rois, ils sont traités
Comme des électeurs ou des enfants gâtés ;
Pour ne point échauffer le bon lait des nourrices,
On chemine au devant de leurs petits caprices,
On subit leur rancune et leurs instincts boudeurs.
Ah ! les vaches parfois ont d’étranges pudeurs !
La bringée est fantasque, on l’appelle, on la prie ;
La voilà qui s’échappe à travers la prairie ;
Il faut aller au pied d’un vieux pommier
Qui seul de son honneur est gardien coutumier.
Et quand une mamelle est à peine épuisée
Souvent elle s’échappe à travers la rosée.
La blanche est plus pudique et plus bégueule encor,
S’obstinant à garder son lait comme un trésor
Virginal en retient la fontaine secrète,
Tant qu’on ne lui met pas un voile sur la tête.

La traite, dans l’été, se fait trois fois par jour ;
Il faut couler le lait quand on est de retour,
Baratter et pétrir la motte préparée ;
Il faut pour les lundis apprêter la « marée ».
La femme cependant doit en toute saison
Prendre soin de ses gens et tenir sa maison.
On n’a jamais connu de femme vaporeuse ;
La névrose qui fait rage au pays des fous,
N’a jamais recruté de malades chez nous.
Dans les réalités du ménage, la femme
N’a pas le temps, hélas ! d’avoir du vague à l’âme
Et, quand l’homme s’endort ou jouit sans raison,
C’est la femme surtout qui refait la maison ;
Elle travaille sans relâche, trop peut-être
Et la maîtresse ici fait un peu honte au maître,
Mais elle fait si bien ce qu’elle fait et nous,
Nous le ferions si mal. Messieurs, qu’en pensez-vous ?
Que nous devons la plaindre et lui crier : « courage ! »
Sans chercher gauchement à faire son ouvrage.
Mais ne devons-nous pas, modestes travailleurs,
L’aimer et l’estimer plus que partout ailleurs,
Et, pour récompenser sa vaillance et sa peine,
Lui donner en honneur une part souveraine ?
Pour moi disciple ancien des vieux maîtres normands,
Je croyais faire injure à leurs enseignements,
Si je ne vous disais, complétant leur programmes :
« Augerons, mes amis, à la santé des femmes ! »